La France, entre tyrannie et révolution

À la veille du dernier 14 juillet avant une élection présidentielle qui menace de bouleverser le pays, Lignes de force choisit de parler polarisation, extrémisme et centre introuvable à travers le destin d'une femme trop vite oubliée : Germaine de Staël. Fille du banquier Necker, dissidente de Napoléon, contrainte à dix années d'exil, elle a inventé une bonne partie du vocabulaire politique que la France emploie encore aujourd'hui – masse, réaction, libéral – pour penser la Révolution, la Terreur et la naissance d'un despotisme feutré, celui des salons.
Avec Stéphanie Genand, autrice de « Germaine de Staël, le prix de la liberté », Marc Weitzmann retrace comment cette pionnière d'une féminité alternative a fait de sa propre vie passionnelle le laboratoire d'une pensée politique moderne : la fascination française pour l'homme providentiel, la corruption des mots, la tentation de l'aliénation collective.
Un portrait qui résonne étrangement avec notre présent : et si la liberté n'était jamais acquise, seulement conquise, sans cesse ?