
Epstein, Bolloré, Poutine : visages de l’autodestruction
Et si la stratégie du Kremlin n'avait rien d'un accident, mais relevait d'une logique historique vieille de cinq siècles ?
Marc Weitzmann reçoit l'historienne Françoise Thom, spécialiste de la Russie et auteure de La guerre totale de Vladimir Poutine (À l'Est de Brest-Litovsk, 2026). De l'oprichnina d'Ivan le Terrible aux purges staliniennes, elle retrace une matrice autocratique faite de surenchère permanente et de « frénésie d'autodestruction », où l'appauvrissement du pays devient un instrument de pouvoir.
La conversation part d'un cas brûlant, l'influence russe au sein du groupe Bolloré, autour de l'ex-patronne de RT Ksenia Fedorova, avant d'explorer l'affaire Epstein relue comme opération de kompromat, la guerre informationnelle qui attise les extrêmes pour phagocyter le centre, et le projet, hérité de Staline, d'une hégémonie russe sur l'Europe. Une plongée exigeante dans l'univers d'un pouvoir qui fait du mensonge une arme et de la guerre un état permanent.














