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Date1 janvier 2004
ÉditeurStock

Une place dans le monde

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Max Chapkin a été un écrivain-star des années 1980. Après avoir raconté dans des livres à succès son passé —trafiqué—de survivant de la Shoah, il est devenu l’homme médiatique ami des bonnes causes, l’une des figures de ce que la droite appelle “la gauche caviar”. Réfugié en israël à la suite de malversations financières, ce truqueur de génie souhaite livrer d’ultimes aveux et fait appel à une jeune homme, le narrateur, Henri Froment, fils de son “nègre” favori pour qu’il l’aide dans ce travail. Or, Henri a des comptes à régler. Fasciné par ce personnage qu’il déteste, il accepte l’offre et part pour Israël.

La vie réelle par-delà les illusions médiatiques, les fau-semblants et les bonnes conscience: telle est la quête de ce roman foisonnant qui nous fait parcourir un quart de siècle de la société contemporaine.

Marc Weitzmann aime la notion de risque en littérature. Les mots comme des pièges. Les idées comme des bombes. Le danger pour les autres et pour soi. Comme ses précédents romans, Une Place dans le monde joue avec le feu. Est-il possible de faire sa place dans la société sans être un pur produit de cette société? le livre pose la question de but en blanc. Marie-Laure Delorme, Le Magazine Littéraire
"Une place dans le monde" détonne dans la publication romanesque française par son ambition, son propos, sa densité, ses 460 pages qui vous cueillent dans un quatre-pièces de Bobigny pour vous laisser K-O au fin fond d’Israël. Marc Weitzmann se coltine le monde, l’Histoire, la mémoire, dans ce livre à transformation dont le genre sans cesse échappe, roman familial, roman d’apprentissage, roman de guerre, roman très noir et très roublard, roman de la manipulation. Trouver sa place dans le monde, faire le proçès des sirupeuses années 80, interroger la mémoire et son utilisation: Marc Weitzmann écrit fort et vaste. Olivia de Lamberterie, Elle
La fresque est brillante, la narration subtile, et les personnages incarnés, dans ce premier grand roman américain d'un romancier français. Didier Jacob, le Nouvel ObservateurLe Nouvel Observateur
Des intellectuels parisiens indécents, des bricoleurs culturels frustrés, des attentats terroristes, des officiers de Tsahal d’une humeur de nytroglicérine, des femmes cyniques, tout à sa place dans ce livre au risque de bluffer le lecteur. Toutes les idées préconçues volent en éclat. Et on est emporté par la lecture comme par le cours d’un roman-fleuve. G-M Chauffier Paris-Match