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Date1 janvier 2006
ÉditeurDenoël

Fraternité

Retour

Comment supporter le retour lorsqu’on hait ses origines? Comment accepter la désolation du lieu ou l’on a grandi? Comment faut-il vivre? Telles sont les questions qui brûlent de l’intérieur Francis, muré dans son silence, pendant un bref séjour dans la banlieue de son enfance, tandis qu’autour de lui le pays s’embrase et s’enfonce dans la crise. Avec une rage lucide, Fraternité dresse un tableau sans concession de la France d’aujourd’hui. Une machine de guerre romanesque.

C’est un roman noir sans cadavre suspect ni policier. C’est le roman nooir des vies médiocres ou du moins jugées telles par le narrateur. Sauf que n’est pas médiocre, bien au contraire, l’art de raconter de Marc Weitzmann. Il a un talent impressionnant pour gratter avec des mots là où ça irrite, où ça fait mal. Phrases implacables, écriture serrée, récit noueux, qui sait dire l’accablement et le mépris, le découragement et le refus. Le narrateur est un misanthrope taiseux. Il dit rarement les choses. Il s’écoute attaquer ou répliquer virtuellement. Le silence reste la seule dignité, le dernier recours. Bernard Pivot, Le Journal diu Dimanche
Marc Weitzmann est un mauvais esprit qui pense juste. Il dit des horreurs lucides et on adore. Son art est celui de l’excès, sa noirceur provoque un rire salvateur. Patrick Grainville, Le Figaro Littéraire